L’AFD signe un accord de 50M€ avec l’État de l’Assam [en]

L’ambassadeur de France en Inde, S.E. M. Emmanuel Lenain, a assisté à la signature par l’Agence Française de Développement et le gouvernement de l’Assam d’un accord de 50 millions d’euros pour la reforestation et la conservation de la biodiversité, à Guwahati, dans l’État de l’Assam.

Guwahati, le 4 novembre 2019

L’Agence Française de Développement (AFD) et le gouvernement de l’Assam ont signé aujourd’hui un accord portant sur un projet de 50 millions d’euros (sur un budget total de 62,5 millions d’euros) afin d’appuyer l’initiative du gouvernement de cet État, qui vise à restaurer les écosystèmes forestiers de l’Assam et à préserver leur biodiversité. S.E. M. Emmanuel Lenain, ambassadeur de France en Inde, était présent lors de la cérémonie de signature de l’accord par M. Bruno Bosle, directeur de l’AFD en Inde, et M. Jishnu Barua, Secrétaire en chef adjoint du ministère de l’Environnement et des Forêts du gouvernement de l’Assam.

Les forêts de l’Assam comptent au nombre des trente-cinq zones prioritaires pour la biodiversité, caractérisées par un pourcentage élevé d’espèces végétales et animales menacées, uniques au monde. Ces forêts comptent plus de 1300 variétés d’espèces végétales et animales et constituent le seul habitat naturel du rhinocéros unicorne.

La signature d’aujourd’hui marque le lancement de la deuxième phase du Projet de conservation des forêts et de la biodiversité de l’Assam (APFBC), qui vise à reboiser 12 000 hectares supplémentaires de terres, à déployer les efforts de conservation de la biodiversité et à doter les membres de 135 communautés supplémentaires de compétences dans différents métiers. Le projet travaille, en particulier, en étroite collaboration avec les femmes de ces communautés pour favoriser leur autonomisation grâce à une planification participative et à des formations en compétences qui leur permettront de relancer l’économie locale, de protéger les ressources forestières et de renforcer leur indépendance financière.

Le Système d’information de gestion forestière (FMIS) mis en œuvre à l’échelle du ministère et l’exploitation des technologies modernes, telles que le SIG, les capteurs et l’intelligence artificielle, pour gérer durablement les forêts et réduire les conflits entre l’homme et l’animal, constituent une caractéristique unique de cette phase. Le projet porte sur le climat, et soutient le ministère des Forêts en matière de suivi du rôle des forêts dans le changement climatique et d’atténuation des vulnérabilités potentielles liées au changement climatique.

S’exprimant lors de l’évènement, S.E. M. Emmanuel Lenain, ambassadeur de France en Inde, a déclaré :
« Ce projet renforce l’engagement de la France et de l’Inde en faveur de la restauration et de la préservation des écosystèmes naturels, riches et divers. La conservation de la biodiversité restera une priorité de notre programme bilatéral 2020, et nous sommes impatients de communiquer les enseignements que nous aurons tirés de cette collaboration, qui a déjà produit des résultats tangibles diffusés en Inde et dans des forums internationaux ».

L’ambassadeur et sa délégation se sont rendus dans l’Assam au cours du weekend pour évaluer les impacts du projet à ce jour, et s’entretenir avec le personnel du ministère des Forêts et les bénéficiaires. Cette deuxième phase de financement, qui s’appuie sur la réussite de la première phase du projet et vise à augmenter la zone couverte par le projet ainsi que les impacts associés, se poursuivra pendant cinq ans.

A propos du Projet de conservation des forêts et de la biodiversité de l’Assam (APFBC)

En 2012, le gouvernement de l’Assam, avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD), a lancé le Projet de conservation des forêts et de la biodiversité de l’Assam (APFBC), en réponse aux menaces que représentent la déforestation, le braconnage et la dépendance excessive des communautés locales aux ressources forestières. Entre 2012 et 2019, l’APFBC a travaillé à l’échelle de l’État pour reboiser 21 000 hectares de terres, construire 33 refuges afin de protéger la faune et la flore contre les inondations, et former plus de 6000 membres issus des communautés locales à des moyens de subsistance alternatifs afin de réduire leur dépendance aux forêts. Le projet a également permis de développer les capacités du ministère des Forêts, en particulier celles de son personnel de première ligne, pour améliorer l’exécution de ses missions clés.

Dernière modification le 18/11/2019

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